
Redoutant un nouvel assaut d’envergure, les autorités ukrainiennes réclament des armements plus modernes et plus précis à ses alliés occidentaux, de manière à compenser son déficit. Et le plus vite possible… Les observateurs s’accordent à prédire que la Russie prépare une offensive majeure à la fin de l’hiver où au début du printemps, avec comme objectif minimum de conquérir tout le Donbass, qu’elle ne contrôle que partiellement. Selon Kiev, cet assaut pourrait intervenir aux alentours du 24 février, date anniversaire de l’« opération spéciale » ordonnée par Vladimir Poutine. D’où les demandes répétées des autorités ukrainiennes pour que l’Occident augmente et accélère son aide militaire.
Face aux réclamations de Kiev et après avoir longtemps tergiversé de peur de provoquer une escalade, Américains et Européens ont récemment décidé d’envoyer des dizaines de chars lourds. Leur nombre reste cependant en deçà des attentes ukrainiennes, les Occidentaux continuant notamment de refuser de livrer des avions de combat. Les États-Unis ont en revanche promis des armements dotés d’une portée allant jusqu’à 150 km, que Kiev réclamait pour pouvoir frapper loin derrière le front les dépôts de munitions et les lignes d’approvisionnements russes. Le calendrier de livraison reste toutefois flou.